Authors: Wrinn, K.M.; Uetz, G.W.
Source: Canadian Journal of Zoology, Volume 85, Number 7, 1 July 2007 , pp. 823-831(9)
Publisher: NRC Research Press
Abstract:
Autotomy (self-amputation) of appendages and subsequent regeneration is common to many taxa. These processes are known to affect foraging abilities, growth, and development time in many taxa. However, little is known about their effects in arachnids. We addressed the effects of autotomy and regeneration on body condition, growth (size and mass), and development time (molt interval) for the wolf spider Schizocosa ocreata (Hentz, 1844) in the field and laboratory. Frequency of autotomy in the field was high (11%-19%). Field-caught individuals with missing or regenerating legs had significantly lower body size, mass, and condition. To test the effects of regeneration on size, mass, and molt interval in the laboratory, we induced autotomy of one or both forelegs. Spiders regenerating two legs had reduced molt intervals, were smaller, and weighed less than spiders that were intact or regenerating one leg. Field-caught spiders that had undergone autotomy and regeneration in the laboratory exhibited reduced size, mass, and molt interval. In contrast, laboratory-reared spiders exhibited increased molt intervals but no difference in mass after regeneration. These results reveal that limb loss via autotomy is common (but potentially costly) in S. ocreata, and that environmentally mediated trade-offs between growth and development time may occur during regeneration.L'autotomie (amputation autoprovoquée) des appendices et leur régénération subséquente sont des phénomènes communs à plusieurs taxons. Ces processus affectent, on le sait, les capacités de recherche de nourriture, la croissance et la durée du développement chez de nombreux organismes. On connaît mal, cependant, leurs effets chez les arachnides. Nous étudions les effets de l'autotomie et de la régénération sur la condition corporelle, la croissance (en taille et en masse) et la durée du développement (intervalle entre les mues) chez des araignées-loups Schizocosa ocreata (Hentz, 1844) en nature et au laboratoire. La fréquence de l'autotomie en nature est élevée (11% - 19%). Les individus capturés en nature avec des pattes manquantes ou en régénération ont une taille corporelle, une masse et une condition significativement inférieures. Afin de vérifier les effets de la régénération sur la taille, la masse et l'intervalle entre les mues en laboratoire, nous avons provoqué l'autotomie de l'une ou des deux pattes antérieures. Les araignées avec deux pattes en régénération ont des intervalles entre les mues plus courts ainsi qu'une taille et une masse inférieures par comparaison aux araignées intactes ou celles qui ont une seule patte en régénération. Les araignées capturées en nature qui ont subi l'autotomie et la régénération en laboratoire ont une taille, une masse et un intervalle entre les mues réduits. En revanche, après la régénération, les araignées élevées en laboratoire ont des intervalles entre les mues plus longs, mais pas de différence de masse. Ces résultats montrent que la perte de membres par autotomie est commune (mais potentiellement coûteuse) chez S. ocreata et qu'il peut y avoir au cours de la régénération des compromis conditionnés par l'environnement entre la croissance et la durée du développement.Document Type: Research article
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