@article {Ardia:2002:1480-3283:516, author = "Ardia D.R.", title = "Energetic consequences of sex-related habitat segregation in wintering American kestrels (Falco sparverius)", journal = "Canadian Journal of Zoology", volume = "80", number = "3", year = "2002", abstract = "
Behavioural dominance can cause individuals to use less-preferred habitats, with potentially important life-history consequences. In the American kestrel, Falco sparverius, females exclude males from preferred open areas; I hypothesized that this sex-related habitat segregation leads to energetic consequences for males. I predicted that males would show decreased body condition over winter, while females would not, and that females would maintain larger net-energy surpluses than would males. Working in southeastern Pennsylvania, between 1991 and 1995, I conducted 150 behavioural observations and measured body condition of 235 wintering kestrels. Male kestrels maintained a lower body condition (residuals of a regression of mass vs. size) than did females and showed a decrease in mean body condition over winter, which females did not. I estimated that females had larger daily energy expenditures than did males (248 vs. 195 kJ per bird per day, ratio 1.27) but also had larger daily energy intakes (537 vs. 322 kJ/day, ratio 1.67). Females had larger net energy surpluses than did males (288 vs. 126 kJ/day, ratio 2.27), particularly when temperatures were <0°C. I conclude that differences in energetics are due in part to habitat differences and that males may suffer consequences by being forced to use less-preferred habitats.
La dominance comportementale peut pousser des individus à utiliser des habitats autres que ceux qu'ils préfèrent, ce qui peut influencer fortement leur biologie. Chez la crécerelle d'Amérique, Falco sparverius, les femelles excluent les mâles des zones ouvertes, généralement préférées; j'ai posé en hypothèse que cette ségrégation reliée au sexe avait des conséquences énergétiques pour les mâles. Les mâles, mais pas les femelles, seraient en moins bonne condition physique pendant l'hiver et les femelles auraient des surplus d'énergie nette plus importants que ceux des mâles. Dans le sud-est de la Pennsylvanie, entre 1991 et 1995, j'ai mené à bien 150 observations de comportements et mesuré la condition physique de 235 crécerelles en hiver. Les mâles avaient un coefficient de condition physique plus faible (résidus de la régression de la masse en fonction de la taille) que les femelles et ils ont subi une baisse de leur condition physique moyenne durant l'hiver, ce qui n'était pas le cas chez les femelles. Les femelles avaient des dépenses énergétiques plus grandes que celles des mâles (248 vs. 195 kJ par oiseau par jour, rapport de 1,27), mais elles consommaient aussi plus d'énergie que les mâles (537 vs. 322 kJ/jour, rapport de 1,67) . Les femelles avaient des surplus énergétiques nets plus grands que ceux des mâles (288 vs. 126 kJ/jour, rapport de 2,27), particulièrement quand les températures étaient <0°C. Les différences de bilan énergétique sont donc en partie attribuables aux différences d'habitat et les mâles peuvent en subir les conséquences en étant forcés d'utiliser des habitats qui leur conviennent moins.[Traduit par la Rédaction]
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