The impact of the unilateral EU commitment on the stability of international climate agreements

Authors: Bréchet, Thierry; Eyckmans, Johan; Gerard, François; Marbaix, Philippe; Tulkens, Henry; Van Ypersele, Jean-Pascal

Source: Climate Policy, Volume 10, Number 2, 2010 , pp. 148-166(19)

Publisher: Earthscan

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Abstract:

The negotiation strategy of the European Union was analysed with respect to the formation of an international climate agreement for the post-2012 era. Game theory was employed to explore the incentives for key players in the climate policy arena to join future climate agreements. A -20% unilateral commitment strategy by the EU was compared with a multilateral -30% emission reduction strategy for all Annex-B countries. Using a numerical integrated assessment climate-economy simulation model, we found that leakage, in the sense of strategic policy reactions on emissions, was negligible. The EU strategy to reduce emissions by 30% (compared with 1990 levels) by 2020, if other Annex-B countries follow suit, does not induce the participation of the USA with a comparable reduction commitment. However, we argue that the original EU proposal can be reshaped so as to stabilize a larger and more ambitious climate coalition than the Kyoto Protocol in its first commitment period.

Nous analysons la stratégie de négociation de l'Union européenne concernant l'édification d'un accord international sur le climat pour l'après 2012. La théorie des jeux est utilisée, ainsi qu'un modèle climatico-économique de simulation numérique, pour évaluer les incitations de pays-clés à participer à de tels accords. Trois cas de participations alternatives sont considérés. Tout d'abord, la stratégie unilatérale de l'UE, consistant en une réduction de 20% du niveau de ses émissions d'ici 2020 et par rapport au niveau de 1990, est confrontée à une stratégie multilatérale d'engagements mutuels de tous les pays de l'Annexe B à réduire de 30% dans le même temps leurs émissions. Nous trouvons que dans chacune de ces deux options, les fuites de carbone, possibles réactions stratégiques en termes des émissions des pays extérieurs à ces accords, sont négligeables. Ensuite, nous constatons que, selon le modèle, la stratégie européenne de réduction de 30% de ses émissions d'ici 2020, accompagnée de l'adhésion des autres pays de l'annexe B (hors USA) à la même politique, ne suffirait pas à amener les États-Unis à accepter un accord de réduction comparable. Enfin, nous avançons que la proposition unilatérale de l'UE peut être remodelée de manière à établir une coalition climatique plus large et plus ambitieuse que celle du protocole de Kyoto dans sa première période d'engagement.
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