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Les déterminants du comportement de recours au centre de santé en milieu urbain africain: résultats d'une enquête de ménage menée à Kinshasa, Congo

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Abstract:

Résumé

Cette étude analyse les déterminants de choix des populations pour les centres de santé par une enquête de comportement des ménages sur un échantillon représentatif de 1000 ménages, dans les zones de santé de Kinshasa, Congo en 1997. Pour le dernier épisode de maladie, les répondants ont recouru à 7 types des soins: le centre de santé (37%), le dispensaire privé (26,5%), l'automédication pharmaceutique (23,9%), le tradipraticien (21%), l'automédication traditionnelle (16,9%), la polyclinique conventionnée (16,7%) et un hôpital de référence (10,4%). La régression logistique a montré que l'on recourt d'autant plus au centre de santé qu'à une autre structure de soins (< 0,05) lorsqu'on recherche la qualité des soins, l'application de bons tarifs et l'offre de services polyvalents. Par contre, le souci de proximité géographique par rapport au lieu de résidence du ménage appelle à utiliser le dispensaire privé. Lorsqu'on recherche la présence d'un médecin ou l'existence d'une convention on choisit plutôt la polyclinique privée conventionnée. Ceux qui ont cherché une solution à un type particulier de maladie ont plutôt choisi le tradipraticien. En conclusion, les résultats de cette étude montrent que si les populations choisissent les soins offerts par le centre de santé, c'est parce qu'elles les jugent de bonne qualité. Des soins intégrés et offerts par le même technicien, de formation requise, sont un atout majeur à l'acceptabilité du premier échelon des soins de santé primaires à Kinshasa. Cette étude suggère qu'il serait sans doute bénéfique d'intégrer les structures de soins privées non officielles dans le système des soins de santé primaires, pour autant qu'elles puissent atteindre un niveau de qualité comparable à celui des centres de santé. Pour que le tradipraticien puisse jouer un rôle complémentaire important dans la réalisation des soins de santé primaires, même en milieu urbain, il est suggéré d'étudier la possibilité de privilégier des lieux de communication. En outre, étant donné le faible pouvoir d'achat des habitants de la ville et l'existence préalable des tontines de solidarité, des conventions apportant un allégement du coût des soins de santé dans le chef des communautés locales devraient pouvoir être intégrées dans l'organisation du système de santé urbain. Summary

This study analyses the choice determinants of the population for health centres through a survey of the behaviour of families in a representative sample of 1000 households in the health districts of Kinshasa, Congo in 1997. For the most recent episode of illness, the respondents turned to seven types of care: the health centre (37%), private dispensaries (26.5%), self-medication through a pharmacy (23.9%), traditional practitioner (21%), traditional self-medication (16.9%), private outpatients' clinic (16.7%) and a reference hospital (10.4%). Past logistics have shown that patients resort to a health centre rather than another type of care structure (= 0.05) when looking for quality care, reasonable prices and the availability of varied services. On the other hand, concern about the geographical proximity in relation to the family's residence calls for using the private dispensary. When looking for a doctor or the existence of a ‘convention’, families are more inclined to choose a private officially recognized outpatients' clinic. Those who had been looking for a solution to a special type of illness opted primarily for a traditional practitioner. In conclusion, the results of this study show that if people choose the care offered by health centres, it is because they judge it to be of good quality. The integrated care offered by the same technician, with a required training, is a major asset in the acceptability of the first line of primary health care in Kinshasa. This study suggests that it would no doubt be beneficial to integrate non-official private care structures into the primary health care system, as far as it is possible for them to achieve a level of quality comparable to that of the health centres. In order that the traditional practitioner might play an important complementary role in the realization of primary health care, even in urban areas, the possibility of promoting sites of communication should be studied. Moreover, considering the weak buying power of the city's inhabitants and the previous existence of tontines out of solidarity, the ‘conventions’ providing relief of health care costs, under the leadership of the local communities, should be integrated into the organization of the urban health system.

Keywords: Kinshasa; accessibilité; centre de santé; primaires; qualité des soins; soins de santé; utilisation des services de santé

Document Type: Research Article

DOI: http://dx.doi.org/10.1046/j.1365-3156.2000.00588.x

Affiliations: 1: Service de Santé publique et d'Épidémiologie, Université de Liège, Belgique 2: Unité d'Épidémiologie, Université Catholique de Louvain, Belgique 3: Service d'Informatique Médicale et de Biostatistique, Université de Liège, Belgique 4: Professeur Émérite au Département de Santé Publique, Institut de Médecine Tropicale d'Anvers, Belgique

Publication date: August 1, 2000

bsc/tmih/2000/00000005/00000008/art00008
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